Il y a cinquante ans que le jazz est devenu un classique. On écoute du jazz dans les plus grandes salles de concert, c’est devenu incontestablement un art reconnu et apprécié par l’élite. Le hip hop est en passe de l’être.
Et pourtant, les principes qui ont révolutionné la musique classique n’ont absolument pas été diffusés dans le monde politique et administratif.
Pour la part qui nous intéresse, la « révolution Jazz » peut être vue comme le passage d’un univers musical où tout est fixé par écrit à l’avance, à un univers qui laisse une place importante à l’improvisation, celle-ci étant encadrée par quelques principes.
A regarder la façon dont nous faisons de la politique, il apparait que nous continuons de régler les problèmes de notre temps exactement de la même manière qu’il y a un siècle.
Tout est écrit à l’avance, dans le détail, et l’exécution parfaite de cette norme prend parfois une place excessive. C’est à ce moment là que le bon sens de celui qui l’applique est mis en échec, et que nous produisons de l’absurde.
A ce titre, la production normative de l’Union européenne est un cas d’école.
Notre désir, avec Democrateek, est de créer cette nouvelle jazz politique. Le jazz a donné une place nouvelle aux musiciens. Le jazz les a sortis de leur rôle d’interprète. C’est à cela que devrait ressembler le fonctionnaire de demain. Pour cela, il faudra que les hommes politiques acceptent de laisser à chaque niveau une marge de manoeuvre aux gestionnaires, une autonomie encadrée par des principes. Une grille d’accords, version citoyenne.
Voilà ce que nous cherchons à bâtir sur democrateek.
Après, ce sera le moment de la politique hip hop, mais d’ici à ce que le débat de l’entre deux tours ressemble à un concert de Jay Z, on a le temps de voir venir…
A plus les democrateeciens !
