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L’art est un domaine pétri de contradictions, mais en pleine évolution. Exception culturelle et marchandisation. Patrimoine et création contemporaine. Arts folkloriques et mondialisation. Mécénat et action publique. Art urbain et institutions. Régime social des artistes et artistes du régime. L’artiste est toujours perçu comme inclassable et contestataire, et par ailleurs, le désir de placer l’art au centre de la cité ne cesse d’augmenter. Dans tous les cas, l’art prend une place de plus importante dans le lexique démocratique. Y-a-t’il un art de la démocratie ?
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Il faut promouvoir
l’échange, parce que les cultures
minoritaires ou extra-occidentales
sont un enrichissement pour tous.
La démocratie participative sera inscrite dans la Constitution et des lois déclineront ce principe pour donner les moyens, les outils, les espaces pour sa mise en oeuvre.
Favoriser l’accès de tous à la culture : le budget du ministère de la Culture privilégie trop Paris, et ses stériles copinages par rapport à la province; il faudra inverser ce rapport. Les pratiques amateurs devront être mieux prises en compte. La création de bibliothèques et d’ »animateurs lecture » dans les écoles sera peu à peu généralisée.
Valoriser notre patrimoine et notre culture : la défense du patrimoine sera remise au premier plan, qu’il s’agisse des monuments historiques ou du patrimoine rural (églises ou autres), faisant l’objet d’un plan d’urgence. A ce titre, un audit sera réalisé sur les cessions du patrimoine national effectuées par France Domaine durant les cinq dernières années, souvent en catimini, et les cessions seront désormais organisées à l’avenir avec parcimonie, et dans le strict respect de l’intérêt patrimonial français, avant toute considération financière. Le mécénat, comme le marché de l’art, sera encouragé par des mesures fiscales.
Le référendum d’initiative populaire serait inscrit dans la Constitution et les conditions de son organisation seraient allégées afin de permettre un réel exercice de la démocratie directe.
Une culture accessible à tous passe par la construction, avec les actrices et acteurs, d’une nouvelle fiscalité de l’art et de la culture, qui favorise la circulation des biens culturels « art et essai », en commençant par appliquer le taux super réduit de TVA aux oeuvres
écrites, littéraires, artistiques et philosophiques.
Pour remettre la démocratie et la collégialité au coeur de l’enseignement supérieur, la réforme des universités sera remplacée par une loi élaborée avec la participation de tous les acteurs.
Promouvoir une démocratie sociale digne de ce nom. Comme en Allemagne, les représentants des salariés doivent être associés aux décisions stratégiques, avec 50% des sièges dans les conseils d’administration.
Je lancerai un plan national d’éducation artistique. Je soutiendrai la création et la diffusion qui sont le levier de l’accès de tous à la culture.
Nous devons aider à la production de cultures vivrières, pour nourrir les Africains, et non promouvoir des monocultures pour l’exportation et/ou la production d’agrocarburants, économiquement désastreuse et moralement inacceptable quand des êtres humains vivant au voisinage souffrent de faim et de malnutrition.
Mise en place d’un Forum européen de la culture, pour impliquer les intellectuels européens dans une culture de la découverte et du respect du peuple, à l’opposé de la mainmise et de l’intimidation oligarchiques.
« Donner à chaque enfant de connaître la musique classique ».
Il faut arrêter la culture du chiffre et établir un Observatoire national de la délinquance (OND) qui ne se satisfasse pas de statistiques arrangées en fonction de la satisfaction de l’Exécutif.
La présence de la culture et de la religion de l’autre doit nourrir le dialogue, à condition que le principe de laïcité.
Opaque et invérifiable, l’extension du vote électronique est un danger pour notre démocratie. Je suis donc favorable au « gel » du vote électronique.
Encourager
le mécénat culturel comme cela est déjà fait
pour les œuvres d’art ou la restauration du
patrimoine.
Développer l’autonomie des
universités et revoir leur gouvernance pour
assurer plus de démocratie et de collégialité. Confier le recrutement des enseignants à des commissions de spécialistes disciplinaires.
Bonjour,
Je propose de réconcilier art et artisanat en créant des centres d’art contemporains dans les halles de centre ville, et en mettant des ateliers/magasins d’artisans dans des centres d’art contemporain. Il y aura donc par exemple une charcuterie et un tapissier à l’intérieur de Beaubourg, et une galerie de sculptures à côté du poissonnier sur le marché de Versailles.
L’idée est de montrer la noblesse de l’artisanat, tout en valorisant l’utilité de la création contemporaine.
Assurer la gratuité pour tous des inscriptions dans les bibliothèques municipales, et favoriser l’information et la « publicité » de l’accès gratuit et universel aux bibliothèques.
Séparer – à l’instar de l’Etat et du l’Eglise – la politique de la culture.
Attention ! je ne sépare pas l’Etat et la politique de l’Enseignement, l’Education : seulement la culture !
La peinture, le cinéma, la sculpture, le théâtre, la danse, le dessin, la musique, etc… n’ont pas à avoir un ministère ni toute la lourdeur et les dépenses liées à cet équipage.
La culture est affaire de Privé et d’air du temps. Affaire d’Histoire aussi avec le H majuscule qui convient.
L’art étant apatride, je ne vois pas en quoi l’Etat s’en mèle !
Que deviendra la culture sans fonds pour exister? Vaut-il mieux une aide de l’Etat (sans pour autant que la culture ne devienne art officiel) ou une course aux fonds et donc à la rentabilité avec comme seul ressort l’appui du mécénat privé? On peut se poser la question. Mieux vaut préconiser un assainissement des finances de ce ministère que sa disparition à mon humble avis